Rien à cacher

 

Dans l'univers de la mode, les tendances et les étiquettes dictent la manière dont les objets prennent forme et voient le jour. Bien souvent, les chaînes d'approvisionnement s'étirent, opaques et lointaines, et la naissance de tant d'objets se fait au détriment des hommes et de la terre.

La fabrication du cuir n'y échappe parfois pas. Des chaînes mondiales et opaques, l'usage de substances chimiques agressives lors du tannage et des conditions de travail fragiles ne sont que quelques-uns des reflets de cette réalité.

Pourtant, les peaux sont un précieux écho de l'industrie laitière et carnée. Et tant que l'alimentation animale fera partie de nos vies, quoi de plus sensé que d'honorer ces peaux — plutôt que de les réduire en cendres. 

En Suisse seulement, des dizaines de milliers de peaux disparaissent chaque année. Si la demande locale s'étiole, c'est en partie à cause d'un mode de vie végétalien qui encourage le cuir synthétique, tout en parant ces matières issues du pétrole des habits de la durabilité. Ce chemin nous attriste profondément, et à travers notre travail, nous cherchons non seulement à agir avec justesse, mais aussi à raconter ce qui se cache derrière les choses.

C'est avec une immense joie que nous serons accueillis, le 27 avril à 18h00, par notre cher partenaire TRACES à Lucerne (CH), pour une discussion autour de l'industrie du cuir — et pour montrer qu'un autre chemin est possible. Vous pouvez vous inscrire tout simplement par e-mail.