De la peau et des mains
Le printemps est là. Le soleil éclaire le ciel et nous lui tendons le visage, laissant notre peau s'imprégner de sa chaleur.
La peau est notre plus vaste territoire de sensations. Elle est ce qui nous sépare du monde tout en nous y liant. C'est par elle que le chaud, le froid, le dur et le doux se révèlent à nous, que le contact devient caresse ou douleur. Le toucher de nos mains prolonge ce sens premier, capable de percevoir les nuances les plus infimes.
Nous avons longuement songé à la peau des chèvres, à sa matière et à sa mémoire qui se transforment au fil du tannage. À chaque étape, d'autres mains la saisissent, l'effleurent, la façonnent. Il faut de longs détours pour qu'elle devienne enfin ce sac que nous déposons entre les mains de celle ou celui qui le portera.
Nous avons photographié quelques-unes de ces mains, et c'est une joie de vous offrir ces images.